Parti Socialiste, section de LESNEVEN

19 février 2010

Une grippe qui fait tousser

Vaccination contre le virus de la grippe A (H1N1)

Le "Cheminot Retraité", organe mensuel mensuel de la Fédération Générale des Retraités des Chemins de Fer de France et d'Outre mer  ( FGRCF), indique dans l'édition de février 2010 :


".... Nous savions que les mutuelles, il est plus exact de dire les adhérents, avaient été mis à contribution pour financer cette opération. Nous avons appris que tous les régimes d'assurance maladie sont également  concernés par le financement de cette opération à hauteur de 4,5 millions d'euros pour notre régime. ( Caisse de prévoyance et de retraite des cheminots).

La répartition des coûts entre les régimes a été faite sur la base du poids démographique que représente chaque régime, et non en fonction du nombre de bénéficiaires de chaque régime s'étant fait vacciner.

Cette opération , fortement médiatisée à l'origine par les pouvoirs publics, et qui se termine en gabegie et en fiasco, s'est finalement faite à bon compte pour l'Etat !

Question : ce qu'on nous a fait payer , d'un côté ou de l'autre , a été calculé sur une commande de combien de doses : 94 millions , 25 millions...? On va peut-être nous rendre des sous ?.."


Commentaires d'un adhérent mutualiste
En sachant que:
         - sur les 21 membres du Comité Technique de Vaccination, seuls 4 ont déclaré à la Commission d'enquête sénatoriale,  ne pas avoir de liens d'intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques
         - sur les 14 membres qui composaient le Comité de lutte contre la grippe auprès du Ministre de la Santé il n'y en a que 3 qui n'ont pas de liens d'intérêts  avec les mêmes laboratoires 

 Nous sommes en droit d'exiger des comptes ...de poser des questions ... au moins auprès de nos mutuelles , régies par un code et une déontologie définissant l'adhérent comme acteur décisionnaire.:
       
            
- Ce type de contribution financière  imposée est-il compatible avec les statuts de votre mutuelle ?
            - Les adhérents de votre mutuelle ont ils été consultés pour répondre favorablement  à la                           demande gouvernementale ?          
                -
Quelle somme votre mutuelle a-t 'elle versée pour cette escroquerie " grippe A (H1 N1)"

            - Les dirigeants de votre mutuelle se sont-ils exprimés publiquement pour dénoncer cette                           opération ?
            - Les groupes "marchands" d'assurances ont-ils craché au bassinet ?


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Pour un peu d'humanité pour les migrants

Courrier adressé Monsieur Eric Besson, Ministre de l’Immigration - 16 février 2010

,la CFDA décrivait la situation précaire de ces personnes et faisait« le respect de la dignité de toute personne se traduit au quotidien par un ensemble de droits. Les migrants ne sont pas exclus de la protection de ces droits. Leur statut administratif ne peut et ne doit pas constituer un prétexte pour ne pas respecter leurs droits ou ne pas les protéger. Les lieux où les étrangers en situation d’errance sont amenés à vivre ne doivent en aucun cas être régis par des normes d’exception et l’absence de droits ».

dix-neuf recommandations aux autorités françaises.

Un an plus tard, vous avez voulu « démanteler » les ‘jungles’ et la situation des migrants présents dans la région va en s’aggravant depuis cette opération, comme le constate lui-même le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, présent sur place pour venir en aide aux réfugiés.

En effet, depuis de nombreuses semaines, les forces de police se rendent coupables d’atteintes sérieuses et graves à la dignité et à l’intégrité des migrants.

Chaque jour, chaque nuit, en agissant sur ordre des autorités administratives françaises, elles empêchent les migrants, dont de nombreux mineurs, de dormir en les délogeant systématiquement des lieux où ils peuvent tenter de le faire, que ce soit des abris de fortune en pleine nature ou des tentes.

Des témoignages concordants font état de pratiques consistant à déchirer les duvets des migrants, et ce alors même que le froid sévit.

Cette pression constante, qui finit par priver ces personnes du besoin essentiel de repos et les expose

sans protection à la rigueur du froid, aggrave leur situation déjà extrêmement difficile et n'a plus rien à voir avec une politique digne et respectueuse des êtres humains.

L’action des associations est par ailleurs entravée. En effet, une partie du matériel de survie distribué aux migrants est régulièrement confisqué ou détruit par la police.

Monsieur le ministre, vous connaissez la situation, vous avez validé les instructions données aux forces de police. Vous êtes responsable du drame humain quotidien qui en découle. Nul désormais parmi les autorités administratives ne peut l'ignorer.

Tant que vous continuerez de ne penser qu'en termes de "flux", "d'appel d'air", ''d'arrivées massives'', de "clandestins'' et de "réseaux'', cette situation, comme d'autres potentiellement, continuera de perdurer, parce que les êtres humains, les vies humaines sont parfaitement occultés de toutes les décisions.

L'Etat français a l'obligation de protéger les personnes présentes sur son territoire en s'abstenant de leur infliger des conditions de vie indignes et inhumaines, quel que soit leur statut. Il a l'obligation de protéger particulièrement les personnes qui fuient les persécutions et recherchent une protection. Les textes internationaux qu’elle a signés le lui imposent. Le ministre de l'Immigration en est par définition l’autorité responsable et devrait d'urgence s'en souvenir.

Contrairement au message que votre ministère et les autorités françaises diffusent régulièrement en direction du grand public, ces personnes, hommes, femmes et de plus en plus d'enfants seuls, sont avant tout des êtres humains qu'il est impératif que les autorités traitent et respectent comme tels. Nombre d’entre eux ont fui leur pays du fait des violences et des persécutions subies. Ils sont aussi pour la plupart désireux d'entrer dans une procédure légale pour que leur statut et leur histoire soient reconnus et pour être protégés comme la loi le prévoit.

Dans son rapport de septembre 2008, la CFDA rappelait que

Aujourd’hui, la CFDA, particulièrement inquiète de l’évolution de la situation sur le terrain, vous demande de faire cesser ces graves atteintes aux droits des personnes migrantes et réaffirme ses revendications les plus urgentes ;

- le respect des conditions de vie des migrants : même démunis de document d’identité ou de titre de séjour, ils ne doivent plus faire l’objet d’interpellations répétitives, de violences physiques, de mesures de harcèlement, de égradations de leurs biens, de perturbation systématique de leur sommeil, etc..

- en amont, il est du devoir des parquets de contrôler le comportement des forces de police. En aval, dès lors qu'existent des indices de dérives ou d'abus, il est de la mission de la hiérarchie policière et des préfets de s'assurer que des enquêtes administratives soient ouvertes et menées à bien ;

- le respect du travail des acteurs humanitaires : l’action des associations qui viennent en aide aux exilés ne doit plus être entravée. Les obstacles administratifs, les menaces et les intimidations à l’encontre de ces associations et des citoyens qui portent assistance aux exilés doivent cesser ;

- les mineurs étrangers isolés doivent être protégés en étant mis à l’abri et pris en charge comme le droit français et le droit international le prévoient ;

- les plaintes des personnes concernant des violences policières doivent pouvoir être enregistrées ;

- les migrants, quel que soit leur statut, doivent pouvoir bénéficier d’un hébergement, d’une aide alimentaire et d’un accès aux soins, dans le respect de la dignité humaine ;

- l’Etat et les collectivités territoriales doivent mettre en place des dispositifs d’accueil suffisants avec des conditions décentes, notamment dans les villes situées sur le littoral.

Monsieur le ministre,

La Coordination française pour le droit d'asile (CFDA) tient à vous faire part de sa plus profonde indignation quant aux pratiques des autorités françaises à l'égard des migrants du Nord-Ouest de la France et de son inquiétude quant aux conséquences de celles-ci sur leur intégrité physique et mentale.

En septembre 2008, dans son rapport

« La loi des ''jungles'' - La situation des exilés sur le littoral de

la Manche et de la Mer du Nord - »

Calais : les mauvais traitements infligés aux migrants et les entraves à l’action humanitaire doivent cesser immédiatement

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21 janvier 2010

Crise des finances publiques

La section des Abers du Parti Socialiste organise le

jeudi 28 janvier, à partir de 20h30,

salle La Poutroie à Lannilis

une réunion publique, animée par François Marc , sénateur du Finistère et vice-président de la Commission des Finances du Sénat, et Claude Guiavarc’h, maire de Lannilis et conseiller général, sur le thème suivant :


Crise des finances publiques et restructuration des collectivités: quelles conséquences pour les services publics et la vie quotidienne des citoyens ?

Venez nombreux pour échanger sur toutes les interrogations que soulève la situation actuelle et sur les propositions du P.S.

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17 novembre 2009

L'identité nationale en question

Il y a des débats qui respirent les arrière-pensées. Celui sur l’identité nationale n’échappe pas à ce

défaut. Le choix du ministre : un transfuge du parti socialiste qui a changé d’identité en cours de route.

Le choix du ministère : celui dont l’intitulé lie immigration et identité, sans qu’on sache si la première nuit

à la seconde. Il aurait mieux valu un débat ouvert par le Premier Ministre lui-même. Le choix du

calendrier : une conclusion en février qui précède une élection en mars ! Le choix des circonstances :

annoncer le débat entre l’expulsion de trois afghans par Eric Besson et le discours de Nicolas Sarkozy à

Poligny qui rappelle le lien entre la terre et l’identité, c’est signifier que l’étranger dérange quand la terre

enracine. Le choix des lieux : valaient mieux les locaux de l’Université plutôt que ceux de la Préfecture.

Pour moi, tout cela est déjà un marqueur : à droite la terre toujours, à gauche l’Homme d’abord.

Ceci étant repéré, il faut dire ce que l’on pense : l’identité de la France, donc des Français, est

parfaitement connue. Elle est bien définie. Ses sources sont parfois anciennes. La Déclaration des

Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 en constitue le socle, puisqu’elle fait partie du bloc

constitutionnel actuel. La faire apprendre présenterait le même intérêt que chanter la Marseillaise. La

devise de la République, choisie en 1848, suffit à permettre un large rassemblement autour d’elle. La

Laïcité, incarnée par la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905, est acceptée par tous. La

langue française est notre langue commune et partagée. L’histoire de la France est libre de recherche,

elle doit être apprise dans la vérité, et non dans le repentir. Tout cela est ancien, mais si présent. Ceux

qui se reconnaissent dans ces jalons se sont retrouvés dans la Résistance de 1940 à 1945, dans la

construction européenne à partir de 1950, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10

décembre 1948.

Moi-même, Maire de Quimper, j’ai voulu redonner sens à tout cela, en réveillant les cérémonies du 14

juillet et en célébrant, avec le député Jean-Jacques Urvoas et la sénatrice Maryvonne Blondin,

l’instauration de la Première République chaque 21 septembre. C’était en 1792.

A mes yeux, il ne s’agit donc pas de redéfinir ou de renouveler notre identité. Comment perpétuer ces

valeurs qui nous animent et ces principes qui nous guident est une meilleure question. Comment les

transmettre dans une France ouverte à la mondialisation, engagée dans l’Union Européenne, avec une

population qui sera de plus en plus brassée et métissée dans le XXIème siècle ? Mais c’est trop

2

demander au gouvernement : il devrait admettre que l’immigration est plus une chance qu’une menace

pour la France.

Plusieurs lectures sont conseillées par les organisateurs de ce débat : les écrits de Victor Hugo, Jean

Jaurès, Ernest Renan, Jules Michelet, Fernand Braudel. Qu’au moins ce débat ait le mérite de les

ressortir ! J’ajoute un autre auteur : Amin Maalouf et son beau livre « Les identités meurtrières ». C’est

un libanais qui sait de quoi il parle, car il sait de quoi vit son peuple. Son analyse et sa démonstration est

la suivante : un être humain ne peut pas, ne doit pas être réduit à une seule appartenance, car il

deviendra intolérant à ceux qui ne la partagent pas. Nous sommes tous des « multi-appartenants »,

des « multi-identitaires ». Je suis Français, mais de Bretagne, et avec l’Europe. Restons-en là !

Comment enfin ne pas inciter à la lecture de « composition française », le livre de Mona Ozouf paru au

printemps 2009 aux Editions Gallimard. Eric Besson devrait méditer cette phrase de cette grande

philosophe et historienne française :

« Dans une société de la division, de la contradiction, de la mobilité, aucune appartenance n’est

exclusive, aucune n’est suffisante à assurer une identité, aucune ne saurait prétendre exprimer le moi

intime de la personne, si bien qu’on peut se sentir à la fois, français, breton, chercheur, fils, parent,

membre d’un parti, d’une église, d’un syndicat ou d’un club. Chacun doit composer son identité en

empruntant à des fidélités différentes…. Rien ne serait plus néfaste, en effet, que devoir se considérer

en toutes circonstances et exclusivement comme juif, breton, catholique, ou tout ce qu’on voudra, mais

une telle contracture ne correspond en rien désormais à la réalité de nos vies » (pages 242-243)

Bernard Poignant

Maire de Quimper

www.mairie-quimper.fr

« Unis dans la diversité »

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28 septembre 2009

Un imprésident

Relevé dans un texte de Républica, ce texte d'Olivier Cabanel nous rappelle quelques phrases fondatrices de la politique gouvernementale.

Un imprésident

par Olivier Cabanel

Un imprésident
Ne cherchez pas, ce mot n’existe pas
Je viens tout juste de l’inventer
Il faut le prendre dans le sens négatif
(comme in-connu)
Et il permet un amusant jeu de mot

Et c’est là tout le paradoxe : nous avons un président que tout le monde dit « hyperactif » mais s’agiter tout le temps n’est pas construire.

Cette critique radicale se doit d’être justifiée.

Avant le second tour, il avait prononcé un discours passionné dont on a peut être oublié les termes : « Vous voulez une France fraternelle, une France qui ne laisse personne au bord de la route, une France qui aide les plus fragiles, les personnes handicapées, les personnes âgées, les exclus », avait-il déclaré. Lien
Qu’en pensent les milliers de sans logis dont le nombre n’a pas changé depuis ? Lien

« Je vous propose une démocratie irréprochable » avait-il aussi dit.
Comment appeler alors le geste présidentiel qui s’est donné le pouvoir de licencier ceux qui lui déplaisent dans le paysage médiatique français, qui peut à tout moment destituer tout président de chaîne publique ?
Qu’en pense Patrick Poivre d’Arvor ? Lien
Qu’en pensent les juges d’instruction (lien) qu’il veut tout simplement supprimer : « Si je suis élu, je ne serais le Président d’aucun clan, d’aucun parti, d’aucune idéologie. »

Ah bon ?!
Comment qualifier ce qui s’est passé le 3 mars 2009 à Valence, ou il a invité 3000 militants UMP à lui faire une haie d’honneur, afin d’éviter de rencontrer la France de tous les partis, de tous les clans, de toutes les idéologies?

« Notre pays doit garder ses usines : contre les délocalisations, je mettrai en œuvre une politique industrielle en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels je veux concentrer mon effort.»
Que font les entreprises ? Lien

« Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire, ferai tout pour les baisser. » Alors comment appeler la taxe carbone décidée par le chef de l’Etat ? Christine Lagarde elle-même dit qu’elle sera injuste. Lien

Restons dans l’écologie : « Je proposerai que les produits venant de pays qui ne respectent aucun engagement en matière écologique soient pénalisés. »
Comment expliquer dès alors, la prolifération des produits chinois chez nous, lesquels ont provoqué de graves accidents ? Lien
Sont-ils pénalisés ?
Bien au contraire.

« Je ferai en quelque sorte que l’euro devienne un outil de croissance, d’emploi et de puissance économique. »
Au moment de la crise qui frappe notre pays, cette phrase présidentielle sonne bizarrement.

« Je soutiendrai l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire. »
Il faudrait voir ce que pensent les producteurs de lait, de cette autre promesse ? Lien

« Ceux qui ne paient pas d’impôts recevront une aide de l’état pour emprunter. »
Depuis mai 2007, ceux-ci attendent toujours.
Bien sûr, de nouvelles promesses arrivent, mais elles sont liées au grand emprunt national que veut lancer Sarkozy. Lien
Qui a encore envie d’y croire aujourd’hui ?

« Je ne laisserai aucun jeune dans l’oisiveté. Chacun devra avoir un emploi ou suivre une formation qualifiante. »
Qu’en pensent les jeunes des banlieues? Lien

Au sujet de la France-Afrique Sarkozy a déclaré : «Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés. »
Qu’en est-il aujourd’hui?

Au Niger, les Touaregs sont en guerre ouverte contre le petit caporal Tanja qui a pris le pouvoir là-bas, et contre AREVA. Lien
Ils contestent l’exploitation d’uranium, dont, affirment-ils, ils n’ont aucune retombée positive à attendre.
Qu’a fait la France (qui a besoin de cet uranium pour faire tourner nos centrales nucléaires) ?
Elle a envoyé des soldats pour soutenir le dictateur caporal.

Au Gabon, le fils Ali succède au père, il est élu à coups de bourrage d’urnes, et cette élection a un gros parfum de fraude, d’après les ONG sur place.
Que fait le Président Sarkozy ?
Il félicite chaudement le nouveau président de son élection. Lien
Dame, nous avons besoin du pétrole gabonais, et d’autres produits de première nécessité.

Pourtant la France sait qu’il existe un pacte de corruption dans lequel il est clairement écrit que pour chaque baril de pétrole vendu, 1 dollar US sera versé dans le compte personnel du président Gabonais.

Alors comme disait un vieil ami africain :
« quand la force occupe le chemin, l’opprimé entre dans la brousse avec son bon droit ».

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26 septembre 2009

Biographie de Jaurès

Pierre GUEDON :

A le plaisir de vous inviter

à une conférence biographique sur Jean Jaurès :

vendredi   16  octobre   2009 à  20h30

M J C   5 chemin  de Montigny   Herblay

                      

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05 septembre 2009

Employée de vie Scolaire

Un professeur des écoles témoigne de son dépit dans ce courrier adressé au président... conformément à son souhait, il nous paraît essentiel de faire suivre cet écrit à chacun d'entre vous, qui le lirez sûrement!!

Monsieur Le Président,

Merci de lire ce message
Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur…pour l'Education Nationale

Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,

Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.

Je suis Professeur des Ecoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt- six élèves à l'école...
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples...
Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres:
Employée de la Vie Scolaire...
Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
Un léger baume sur le cœur
De cette Grande Dame
Un peu….bancale !
Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame...
Elle est ...une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur ...assuré !

Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie...
Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendu de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...
Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon ...à quoi bon dessiner?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
Retentit le téléphone, qu'elle décroche sans tarder,
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie..
Rangée la bibliothèque,

Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...

Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai ......des nuits ?
Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,

Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...
Et puis ...c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.
Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague!... On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !
Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,
..Sans elle, jamais...
Ce ne serait si bien géré.

Le soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme...
Ecoute, me dit-elle ...c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu ...un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi..

Sa voix se fêle... »J'ai un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle.... puis accélère:
« Je suis formée, depuis trois ans, j'me sens utile,
Insérée et c'est varié, pas bien payé,
Mais j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...
Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre?
Il y a l'espace ...d'UNE LIGNE
UNE LIGNE.... mais tu te rends compte !

J'ai honte, honte ...il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte ..pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants, Qui a tant encore à leur
Apprendre.
Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent... Oh!..comme ils disent
D'étudier ses droits pour le R.S.A.
Elle a raison. ..c'est à pleurer..
Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli
Comme vous dîtes, Monsieur Sarkozy...
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'aut're jour, près de moi, s'est assise,

Et ,toute fièrement, m'a dit:
« Tu sais, Maîtresse, moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,

J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai...comme Géraldine! »
Je sursaute.. Mon cœur se serre..C'est à pleurer.

*C.Picavet
**Professeur des écoles
à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)*

En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence, Elodie, à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé mon travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame... qui est encore bien malade...

Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros...
Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterait son salarié, pour prendre un autre, recommencer ? Quel
jardinier, quel paysan, brûlerait sa récolte mûre, après avoir semé, soigné?

Je n'ai pas fumé la moquette
Je veux seulement que l'on arrête,
De prendre les gens pour des pions,
Qu'on arrête de tourner en rond !
Torpillé le « Chagrin d'école »
En mille miettes de BONHEUR !***
En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs..
INONDONS LE NET
les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
les directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
r'm'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rappeurs, slammeurs,
radios, journaux, télés,
et à tous ceux qui sont parent d'un enfant..
enfin à chaque être humain de ce pays
qui j'espère un jour dans sa vie,
a bénéficié d'un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
dans le giron de la Grande Dame.

P.S : Ironie..... A la rentrée, c'est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Une « classe numérique »
Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !
Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée…

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24 août 2009

Le seul parti de Paix

Texte lu durant la commémoration du 31 juillet 2009

Tandis que tous les peuples et tous les gouvernements veulent la paix, malgré tous les congrès de la philanthropie internationale, la guerre peut naître toujours d’un hasard toujours possible…

Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage.

(Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche.)


Messieurs, il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples, c’est abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie — qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille — un régime de concorde sociale et d’unité.

Et voila pourquoi si vous regardez non aux intentions qui sont toujours vaines, mais à l’efficacité des principes et à la réalité des conséquences, logiquement, profondément, le Parti socialiste est, dans le monde, aujourd’hui, le seul parti de la paix.

Jean Jaurès, 7 mars 1895, à la Chambre des communes, dans Jean Jaurès : Textes choisis, éd. sociales, paru en 1959, p. 88.

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29 juillet 2009

Jaurès et la Paix

Pour la 3e année consécutive, la section socialiste de Lesneven-Côte des Légendes, organise la commémoration de l'assassinat de Jean Jaurès. En péparant cette rencontre nous avons demandé aux militants ce qui, dans la pensée de Jaurès, méritait d'être mis en avant cette année. Un thème s'est imposé: "Jaurès et la paix".

En 2009, penser que la paix est un thème qui mérite le temps de la réflexion peut étonner. Et pourtant...

" C'est pourquoi, nous socialistes français, sans qu'aucune personne humaine puisse nous accuser d'abaisser le droit, nous répudions à fond, aujourd'hui et à jamais, et quelles que puissent être les conjectures de la fortune changeante, toute pensée de revanche militaire contre l'Allemagne, toute guerre de revanche. Car cette guerre irait contre la démocratie, elle irait contre le prolétariat, elle irait donc contre le droit des nations, qui ne sera pleinement garanti que par le prolétariat et la démocratie".

Discours de juillet 1905

Participez à cette troisième commémoration en nous retrouvant devant le monument de la Paix de Lesneven, le 31 juillet à 18 h30, ou en nous adressant vos textes qui seront lus à cette occasion.

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02 juillet 2009

Commémoration Jaurès

La section socialiste Lesneven-Côte des Légendes, invite toutes les personnes attachées aux valeurs défendues par Jean Jaurès à la commémoration du 150e anniversaire de sa naissance et au 95e anniversaire de son assassinat,

le vendredi 31 juillet 2009 à 18 h

au Monument de la Paix, Rue de la Libération à Lesneven.

Le Dépôt de gerbe sera suivi d'un pot de l'amitié à la Halle aux Loisirs.

Les personnes qui ne peuvent être présentes, peuvent adresser un texte qui sera lu lors du dépôt de gerbe.

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