29 juillet 2009
Jaurès et la Paix
Pour la 3e année consécutive, la section socialiste de Lesneven-Côte des Légendes, organise la commémoration de l'assassinat de Jean Jaurès. En péparant cette rencontre nous avons demandé aux militants ce qui, dans la pensée de Jaurès, méritait d'être mis en avant cette année. Un thème s'est imposé: "Jaurès et la paix".
En 2009, penser que la paix est un thème qui mérite le temps de la réflexion peut étonner. Et pourtant...
" C'est pourquoi, nous socialistes français, sans qu'aucune personne humaine puisse nous accuser d'abaisser le droit, nous répudions à fond, aujourd'hui et à jamais, et quelles que puissent être les conjectures de la fortune changeante, toute pensée de revanche militaire contre l'Allemagne, toute guerre de revanche. Car cette guerre irait contre la démocratie, elle irait contre le prolétariat, elle irait donc contre le droit des nations, qui ne sera pleinement garanti que par le prolétariat et la démocratie".
Discours de juillet 1905
Participez à cette troisième commémoration en nous retrouvant devant le monument de la Paix de Lesneven, le 31 juillet à 18 h30, ou en nous adressant vos textes qui seront lus à cette occasion.
28 avril 2009
Auto-entreprise en Finistère
Hier soir, au conseil fédéral j'ai interrogé Pierre Maille sur l'état des lieux des créations de micro-entreprises dans le Finistère. Yvette Duval a été alertée sur la difficulté d'accompagner les projets pour tous ceux qui, jusqu'à présent, permettaient aux créateurs d'entreprises de bâtir un véritable projet. Tino Kerdraon est intervenu de manière directe en disant " Nous savons tous que si ce statut a été mis en place, c'est pour légaliser le travail au noir". Quant à Pierre Maille il a rappelé que les ministres socialistes avaient voté contre.
Auto-entreprise en Finistère
Hier soir, au conseil fédéral j'ai interrogé Pierre Maille sur l'état des lieux des créations de micro-entreprises dans le Finistère. Yvette Duval a été alertée sur la difficulté d'accompagner les projets pour tous ceux qui, jusqu'à présent, permettaient aux créateurs d'entreprises de bâtir un véritable projet. Tino Kerdraon est intervenu de manière directe en disant " Nous savons tous que si ce statut a été mis en place, c'est pour légaliser le travail au noir". Quant à Pierre Maille il a rappelé que les ministres socialistes avaient voté contre.
21 mars 2009
Les artisans contre le statut d'auto-entrepreneur
Lors de la grande séance d’auto-publicité pour le statut d’auto-entrepreneur, le président de l’union des artisans (l’UPA), Pierre Martin a mis les pieds dans le plat en dénonçant une “distorsion de concurrence” et en expliquant que ce statut allait “développer une économie parallèle avec des acteurs peu ou pas qualifiés qui n’ont comme autre horizon qu’une retraite de misère “. Il a ajouté que “nombre de collègues ou patrons de TPE sont incités à se séparer de leurs collaborateurs en leur proposant ensuite de passer au statut d’auto-entrepreneur en leur promettant des contrats” ..
Pierre Martin a donc visiblement le franc parler des artisans qui sont les principaux entrepreneurs et créateurs d’entreprises du pays (quand le gouvernement se vante du nombre de créations d’entreprises, on devrait préciser ce que définit “création d’entreprise” et indiquer donc parmi les chiffres donnés le pourcentage d’ artisans ou de commerces … On verrait alors la création d’entreprise, au sens voulu par la communication gouvernementale, est faible en france et à quel point notre pays est un pays de petits commerces et d’artisans . Peut-être alors parlerait-on + d’eux et les aiderait-on mieux qu’ils ne le sont actuellement, ignorés dans les shows politiques d’énarques et de technocrates qui souvent en connaissent comme magasins que ceux qui appartiennent à des réseaux ou à de grandes entreprises ..).
Outre les limites et l’intérêt du statut même d’auto-entrepreneur, le président de l’Union des Artisans pointe du doigt des problèmes plus graves.
Il est en effet très facile et extrêmement tentant pour un patron de changer ses salariés en auto-entrepreneurs. Cela lui permet de passer ses charges fixes en charges variables et surtout de ne plus avoir à gérer l’incroyable paperasse que nécessite la gestion de salariés.
10 mars 2009
Conditions pour la réforme des collectivités territoriales
Laurent Fabius
Il était interrogé par Eric Turpin, rédacteur en chef adjoint.
Nous empruntons à Laurent Fabius la proposition des trois conditions nécessaires pour que les propositions du rapport Balladur permettent une réelle amélioration de l'organisation des collectivités territoriales.
Commentant le rapport Balladur, il a défini les trois conditions nécessaires à toute réforme utile des collectivités territoriales :
- préserver l’identité communale et le lien entre élus locaux et citoyens ;
- éviter que la réforme ne soit qu’un prétexte à des manœuvres électoralistes ;
- donner aux collectivités les moyens financiers dont elles ont besoin pour assurer un service public de qualité.
05 mars 2009
Prêt pour la rénovation
Sur son blog 50/50, Laurent Fabius analyse l'intérêt du prêt pour la rénovation à taux zéro.
"Les mesures gouvernementales positives sont suffisamment rares pour qu’on les souligne lorsqu’elles interviennent.
L’annonce d’un prêt à taux 0 à hauteur de 30 000 € pour réaliser des travaux d’isolation dans les logements est une mesure positive. Elle va dans le sens de la nouvelle donne éco-sociale que j’appelle depuis longtemps de mes voeux.
Encore faut-il que les conditions de sa mise en oeuvre ne contredisent pas les bonnes intentions initiales.
J’entends dire que la mesure serait réservée aux constructions postérieures à 1948. Ce serait une erreur. C’est souvent dans les logements anciens que les travaux d’isolation sont les plus nécessaires.
Je propose donc que cette mesure favorable aux économies d’énergie s’applique à tous les logements, et pas seulement à ceux construits après 1948."
A quoi servent les débats d'orientation budgétaire ?
Dans nos villes et villages les débats d'orientation budgétaire ont eu lieu lors des derniers Conseils Municipaux.
La position des socialistes tend à répondre clairement à tous ceux qui demandent, face à la crise, de réduire la dépense publique et, en réalité, de faire reculer le service public, que ce choix d’une société libérale et inégalitaire n’est pas le nôtre.
Au contraire, parce que la crise est là et parce qu’elle touche d’abord les plus fragiles, nous devons soutenir l’activité et sauvegarder les services publics essentiels à la cohérence sociale.
Agir dans la solidarité, c’est maintenir toutes les dépenses qui permettent à nos villes et villages d’avancer :
- de l’entretien quotidien des bâtiments et espaces publics jusqu’à la construction de nouveaux logements ;
- de l’accueil des jeunes enfants jusqu’à l’accompagnement des seniors ;
- de la politique éducative jusqu’à l’action pour l’emploi ;
- de l'animation sportive à l'animation culturelle
- sans oublier le devoir d’accompagnement des plus fragiles de nos concitoyens.
Tout cela doit être réalisé avec détermination. Face à la difficulté nous devons jouer ensemble la carte de l'intelligence collective et de la cohésion ; soyons confiants tout en restant lucides.
27 février 2009
Une aumone mal venue
Comment relancer notre croissance? A défaut de moyens notre président ne manque pas d'audace. Il propose 65 euros par habitant, contre 610 en Allemagne, 644 en Grande-Bretagne et 1 800 aux USA ! Et avec de telles propositions il ne craint pas encore que la colère qui gronde dans les îles lointaines de France n'emflamment pas la métropole?
08 janvier 2009
L'egoprésident
Sur le nouveau blog "50-50", Laurent Fabius analyse le style du président de la République
"Je crois avoir été un des premiers, dès après son élection, à qualifier M.Sarkozy d’omniprésident. J’avais raison et j’avais tort.
Raison, parce que sa présidence se caractérise effectivement par une concentration des pouvoirs sans précédent. Un bon connaisseur a eu ce mot lapidaire et pertinent : « il décide de tout, tout seul, tout le temps ». Et il est vrai que le Premier Ministre et les ministres ont été transformés en collaborateurs ; que le Parlement, malgré la réforme constitutionnelle, est promis à devenir une chambre d’enregistrement ; que l’indépendance du judiciaire est placée sous menace quotidienne. Quant au pouvoir médiatique, en dépit de nombreux journalistes courageux, tout est fait, notamment ces jours-ci, pour le rendre docile.
Pour autant, le terme d’omniprésident n’épuise pas le fond du sujet. Car la vraie nature du sarkozysme ne consiste pas seulement dans cette monopolisation des pouvoirs, mais dans le fait que celle-ci a pour finalité elle-même. En politique intérieure comme extérieure, dans les affaires économiques comme sociales ou culturelles, le principal but de M.Sarkozy se révèle être…M..Sarkozy. Chaque chef de l’Etat, avec ses qualités et ses défauts, a consacré son mandat à une grande idée. De Gaulle, à « une certaine idée de la France ». Le président Pompidou, au développement industriel. Giscard, à la modernisation de la société. Mitterrand, à la construction européenne et Chirac au pacte républicain. La grande idée de M.Sarkozy parait être surtout lui-même. L’omniprésident est d’abord un égoprésident.
Cela ne signifie pas qu’on doive contester à l’intéressé l’énergie qu’il déploie. Ni que sa présidence ne puisse ici ou là rencontrer l’intérêt général. Mais son énergie est principalement consacrée à sa propre promotion. En ajoutant un codicille : les intérêts de ses proches ne sont jamais bien loin.
Si on a un doute, qu’on analyse donc sur un mois les décisions, les gestes, les mots de l’intéressé à travers cette grille de lecture de l’égoprésidence : tout s’éclaire."
02 janvier 2009
Le sport en question, aussi
Des militants de la section de Lesneven nous font partager leur point de vue sur un article paru dans le Télégramme du 12 décembre.
LA QUALITE POUR TOUS OU L'EXCELLENCE POUR L'ELITE ?
Comme d'autres, j'ai lu LE TELEGRAMME du 12/12/2008.
Cela va sans dire mais cela va encore mieux en le disant, j'ai été suffoquée par la nouvelle conception du sport développée par le ministre Bernard Laporte (page 49).
En effet, il prévoit la création d'infrastructures "d'excellence", transformant l'INSEP en "campus olympique et sportif" et les 24 CREPS actuels en une dizaine de "campus régionaux" au service de la "culture de la performance"
Il prévoit aussi le resserrement de "l'élite" sportive, faisant passer le nombre de sportifs bénéficiant du statut de "sportif de haut niveau" de 15.000 actuellement à 5.000.
Pour la Bretagne, cela aura pour conséquence immédiate la fermeture du CREPS de Dinard et la diminution des jeunes sportifs aidés dont le nombre passerait de 700 à 200 environ.
Le gouvernement estime donc que ses missions essentielles en matière sportive sont :
. former les futures stars qui accumuleront les médailles sur le plan international,
. aider ainsi encore plus les entreprises qui ont depuis longtemps appris à utiliser les sportifs comme des outils pour améliorer leur image, leur notoriété, ou vendre leurs produits.
En tant que socialiste j'aurais mauvaise grâce à refuser les médailles olympiques pour mon pays si les sportifs qui le représentent ont été les plus performants. Je n'ai rien non plus contre le fait que certains d'entre eux deviennent des stars richissimes si cela provient de fonds privés qui y voient certainement leur intérêt.
En tant que socialise pourtant, si on m'avait demandé mon avis, j'aurais refusé que l'Etat décide que l'argent du contribuable doit servir en priorité à former des stars du show bizz destinées à nourrir un vivier dans lequel s'alimenteront les entreprises assez riche pour les acheter.
J'aurais rappelé au contraire qu'il est du ressort de l'Etat d'assurer la formation sportive de tous, contribuant ainsi à l'éducation populaire, la santé, la structuration de la personnalité et même, osons le mot, la prévention de la délinquance.
En bonus il peut même y avoir des sportifs issus de ce vivier-là qui récoltent de belles médailles bien méritées !
Une camarade consternée.

